QUELLE FISCALITÉ POUR L’IMMOBILIER LOCATIF ?

27 Août 2020

Tout comme les autres types de placement, l’immobilier est un secteur qui ne peut pas échapper à la fiscalité. En tant qu’investisseur, vous serez confronté à différents impôts, notamment au niveau des revenus et des plus-values. Que ce soit un immobilier neuf ou ancien, vide ou meublé, le régime fiscal imposé aux revenus dépend de plusieurs critères. Voici quelques informations pour vous aider à détailler la fiscalité de l’immobilier locatif.

Quel régime fiscal choisir ?

En France, un contribuable qui investit
dans la pierre doit choisir entre différents régimes d’imposition , chacun
basé sur des critères et des conditions d’accessibilité différentes.



Le micro foncier :


Ce régime est
utilisé si les revenus annuels
issus de vos locations (hors charge) ne dépassent pas 15 000€. Dans ce cas vous
pouvez bénéficier de ce régime de déclaration simplifié qui permet de jouir
d’un abattement forfaitaire de 30% sur le montant de vos loyers. En revanche
aucune autre déduction n’est possible.



Le régime réel :


Ce régime permet quant à lui de déduire
de vos loyers perçus les différentes charges inhérentes à votre bien.  Les charges d’exploitation déductibles
sont :

  • les
    assurances
  • les
    frais de gestion
  • les
    charges de copropriétés
  • les
    taxes foncières
  • les
    charges liées aux intérêts d’emprunt
  • les
    charges liées aux travaux (réparations, entretiens et amélioration)

Besoin d’accompagnement ?

Vous souhaitez discuter de votre investissement avec l’un de nos experts ?



Comment faire pour la déclaration des impôts sur les revenus locatifs ?



Étant donné qu’il existe plusieurs
régimes fiscaux, la manière de déclarer les revenus locatifs diffère en
fonction du choix de l’investisseur.

Pour celui choisissant le micro-foncier,
l’investisseur devra faire un calcul du total des loyers perçus dans l’année,
puis le déclarer auprès des autorités compétentes.

Pour ce faire, il faut reporter le
montant issu du calcul hors charges dans la déclaration classique Cerfa qui
porte le numéro 2042.

À son tour, les services fiscaux
s’occuperont de l’abattement forfaitaire de 30%.

La déclaration de revenus locatifs se
fait chaque année.

Pour l’imposition de vos revenus fonciers au régime réelle, il est tenu de remplir la déclaration n°2044. À télécharger sur le site officiel www.impots.gouv.fr, cette déclaration spéciale reste obligatoire et doit annexer le premier document.

Besoin d’un conseil gratuit sur votre régime fiscal ?

Vous avez déjà investi, vous souhaitez optimiser fiscalement votre investissement ?



Les charges déductibles


Il faut préciser que certaines charges
sont imputables aux locataires et donc déduites des revenus fonciers. Avant de
faire une quelconque déclaration fiscale, il est nécessaire de prendre en
compte les charges déductibles. En général, ces charges concernent les diverses
dépenses liées à l’entretien, à la réparation et aux frais.



Le taux d’imposition des revenus locatifs, de quoi s’agit-il ?



Que ce soit pour un logement en location, vide ou meublé, les revenus locatifs restent imposables et taxés de deux façons différentes. D’un côté, il y a le barème progressif de l’impôt sur le revenu. D’autre part, vous subissez une application du taux de CSG (La Contribution Sociale Généralisée) qui est de 17,2%.

Pour l’acquisition d’un logement neuf à but locatif, il existe des dispositifs qui permettent d’obtenir une réduction d’impôts. Dans le cadre de la défiscalisation immobilière, l’investisseur peut opter pour le dispositif Pinel, le statut de Loueur Meublé Non Professionnel ou de Loueur Meublé Professionnel.


Pour en savoir plus sur la réduction d’impôts, consultez notre article sur « Comment payer moins d’impôts en 2021 »

Besoin d’un conseil gratuit ?

Vous souhaitez discuter de votre investissement avec l’un de nos experts ?